Depuis bientôt 2 ans, je suis donc consultante senior chez IDEA Consult, un bureau de conseil indépendant spécialisé en politiques publiques. Là, j’étudie, évalue et développe des politiques publiques, en particulier en matière d’emploi, pour des interlocuteurs aux niveaux fédéral ou régional, et parfois européen. C’est parfait pour moi : je travaille, au quotidien, sur des enjeux du marché du travail actuels et ce, en mobilisant des méthodes de recherche tant quantitatives que qualitatives et je participe, de près ou de loin selon les projets, à l’amélioration du marché du travail, soit en le comprenant mieux, soit en formulant des recommandations basées sur des données.
Cela dit, je n’ai pas totalement quitté l’université. Depuis 2018, je suis professeure invitée à la Louvain School of Management et en facultés de sciences économies, sociales, politiques et de communication où j’enseigne désormais… au sein du programme de l’EST. La boucle est bouclée.
Si je devais résumer : l’UCLouvain et l’EST, on sait quand on y rentre mais vraisemblablement pas quand on les quitte. L’avenir est donc plein de surprises, de projets à développer, de rencontres à faire et, en ce qui me concerne, j’ai peu de plans professionnels – aussi impopulaire que ce propos peut être. Pas de stratégie, pas de KPI si ce n’est celui de considérer naturellement que le travail fait partie de ma vie, n’est pas « une facette à part » et n’empiète pas sur le reste puisqu’il s’y mêle au quotidien sans trop de frictions. C’est ça mon expérience et ma vision du travail (en tous cas celle que je cultive) : pas une menace à ma liberté et à mon « vrai moi », pas non plus un lieu sacralisé où tout s’aseptise mais plutôt une occasion et un lieu en plus où je m’exprime, je me développe, je vis des expériences et j’apprends, parfois sur un sujet, parfois sur un client, souvent sur moi et puis généralement entourée de superbes personnes.
Jusqu’à présent, rester ouverte aux possibles a été une plutôt bonne stratégie alors je continue sur cette lancée. Pour le reste, je me garderai de partager des recettes ou de donner des leçons. Et je me contenterai de vous souhaiter d’écrire ou de parler de votre vie professionnelle avec autant d’enthousiasme que je l’ai fait ici.